Chacun de mes portraits agit comme une rencontre silencieuse.


Je peins essentiellement des portraits féminins. Ces dernières s'imposent à moi comme porteuses de mystère, de fragilité et de transmission. Dans mes tableaux, Leur force n'efface jamais leur vulnérabilité, elle la révèle autrement.

Il n'existe d'ombre que lorsque la lumière est présente.

Elles sont souvent accompagnées d'un animal, d'un objet ou d'un détail symbolique qui invite à une seconde lecture de l'œuvre.

Toutes mes œuvres entretiennent un dialogue avec la nature, le temps qui passe et les traces qu'il laisse. À travers ces regards féminins, j'interroge notre rapport au vivant et invite à une forme de lucidité.

Tout parle finalement du vivant. 

De ce qui résiste.

De ce qui disparaît.

De ce qui demeure.


Ce qui me motive n'est pas la ressemblance dans le portrait mais la présence qu'il engendre. Un regard, une posture, un silence peuvent raconter davantage.

C'est toute la scène qui exprime.

 

 


Mon langage plastique s'articule autour des contrastes entre couleurs et monochrome. La teinte grise des peaux laisse supposer une disparition en cours, comme un effacement, un détachement de la réalité.

Mes fonds sont volontairement non décoratifs. Ils créent un espace de respiration où les personnages semblent suspendus entre présence et effacement.

Mes animaux résonnent comme un symbole de vie, d'onirisme et de lutte. Ils contrastent avec la teinte de peau du personnage qui semble s'effacer. Eux, seront toujours là, non pas grâce à nous, mais grâce à eux. Ils sont témoins mais toujours présents, porteurs de vie, de résistance et de liberté.

Mes objets symboliques, comme la cage, les ballons, le crâne, sont tout autant de références à la liberté, au temps suspendu, à la mort.

Chacune de mes œuvres laissent volontairement une place à celui qui les regarde et interprète selon son vécu et ses ressentis.